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Pourquoi le futur n’est pas aux apps ?

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Article rédigé par Buzut, 21 ans, étudiant en 3ème année de licence de communication. Passionné de nouvelles technologies et de web, il se déclare autodidacte en informatique et programmation web. Apprenti-blogger compulsif, il partage ses découvertes et astuces sur son blog buzut.fr.

LeWeb11 et son SoLoMo obligent, on n’arrête pas de nous parler des apps. Certains prétendent même qu’elles vont sonner le glas du modèle de bureau tel que nous le connaissons aujourd’hui, d’autres que les apps vont remplacer les moteurs de recherche. On entend tout et n’importe quoi ! Explications…
apps

En fait c’est à la lecture d’un article du Figaro que j’ai réalisé qu’il fallait éclaircir tout ça. L’auteur cite George Colony, PDG du cabinet Forrester Research. «Le Web est une technologie mourante et va être remplacé par un Internet d’applications. Il reposera sur de puissants terminaux locaux qui puiseront dans les ressources du cloud et exploreront tous les capteurs du mobile – du son, de la photo, de la géolocalisation, etc. Le modèle du bureau, inauguré par Microsoft, est fini, tout comme le modèle du cloud exploré par un moteur de recherche, à la Google. L’expérience du consommateur sera meilleure et plus rapide que dans le navigateur.»

Les apps, un modèle pour le mobile

Les apps sont à la mode car les systèmes embarqués sont à la mode. Smartphones, tablettes, on ne parle que d’eux. C’est un fait, ils nous permettent de bosser d’un peu partout, on fait aujourd’hui des choses incroyables avec nos portables. Mais si sur un smartphone, il est plus aisé de cliquer sur l’icône d’une appli que de passer par une recherche Google pour accéder à un site, la réciproque n’est pas valable sur un ordinateur.

Les apps en remplacement du navigateur ?

En réalité, le modèle des apps est même totalement contraire à la tendance actuelle pour les ordinateurs. La tendance est en effet au cloud, celui-ci permet d’accéder à ses données depuis n’importe quel terminal. Le cloud repose donc sur la dématérialisation, l’unique prérequis est que l’ordinateur duquel vous voulez accéder à vos services ait une connexion internet, et un navigateur web. Imaginons maintenant que ce modèle d’apps devienne prévalant sur les ordinateurs ? Eh bien votre super service cloud ne serait accessible depuis un nouvel ordinateur qu’après l’installation laborieuse de toutes les apps nécessaires, intéressant… Le nuage devient donc simplement un substitut de disque dur, les données y sont stockées, par les logiciels. Autant dire que ça devient sans intérêt. A l’inverse justement, la force du cloud, ce que l’on appelle SaaS (Software as a Service), c’est la délocalisation du logiciel et du traitement de l’information, de sorte que votre ordinateur ne serve plus que d’interface. Muni du vieux pentium III de mamie, vont lancez sans état d’âmes de puissantes fonctions de calculs sur vos feuilles Google spreadshits, puis pris par le temps, vous finissez ça dans le train, avec l’appli Google Doc de votre iPhone.

Vous l’aurez compris, les apps c’est bien, mais il faut arrêter de dire que c’est la réponse à tout, sans discernement. D’autant plus que le modèle de bureau à encore de beau jour devant lui. Si les utilisations basiques d’un ordinateur peuvent être sans problème dématérialisée, j’ai encore du mal à imaginer Photoshop, Finul Cut ou After Effects dans le cloud 🙂 !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Source image : Flickr

10 Commentaires

  1. pour ma part je pense que nous allons de plus en plus vers le « CLOUD », même si ce terme est très galvaudé en ce moment et que je n’aime pas pas trop l’utilisé puisque le CLOUD, chacun d’entre nous peut le faire.

    Ma vision de la chose est un peut à l’image de ce qui se fait dans pas mal d’entreprise à l’heure actuelle avec CITRIX. Votre Bureau est hébergé sur un serveur qui ne vous enverra que l’image de ce dernier.
    Nous sommes à l’heure de la centralisation, et qui dit centralisation, dit forcement réduction des libertés.

    Je digresse mais l’avenir pour moi sera un portable ou tablette avec une appli de connexion qui ira vous chercher votre environnement.

    N’oubliez jamais cependant que la facilité n’est pas forcement votre meilleur amie et qu’il vaut mieux garder le contrôle de son environnement.

    • @Jaydes
      C’est vrai que nous nous dirigeons fortement vers le Cloud. Le terme est à la mode, mais finalement, l’usage remonte à il y a bien longtemps. Un serveur mail ou un webmail, c’est dejà du cloud, et ça commence à dater…

      Ensuite l’usage qu’on en fait aujourd’hui prend de plus en plus de place. La solution dont tu parles est pratique pour l’entreprise, mais je ne sais pas si elle est prête à supplanter le modèle actuel ? A mettre en parallèle avec le succès très mitigé de Chrome OS.

      Après c’est vrai qu’externaliser toutes ses données de manière centralisée, c’est jamais très bon. Il y a des remèdes :
      – héberger son cloud chez soi
      – n’utiliser le cloud que pour des infos non sensibles
      – chiffrer ses données (ne préserve pas de la perte)

      Finalement, l’avenir est à ce que les consommateurs seront prêt à accepter.

  2. Je suis globalement d’accord avec toi mais quand tu dis « installation laborieuse des apps », c’est un peu poussé, sachant que l’installation se fait un un clic (ou devrais-je dire un doight).
    Et aussi, certaines applications dans le cloud nécessitent l’installation d’un logiciel préalable (cf Dropbox).

    • @ZephR

      L’installation laborieuse des apps devient laborieuse avec le nombre d’apps. C’est un peu comme installer un logiciel sur son pc, il suffit de cliquer sur suivant et ça prend 2min. Sauf que quand tu viens de formater et que tu dois tout refaire, là ça devient vraiment chiant !

      Pour l’exemple de dropbox, c’est vrai, tu as tout à fait raison. Il en existe d’ailleurs d’autres de comme ça, mais qui proposent aussi une interface web, dropbox y viendra peut être.

    • Je suis aussi sceptique que toi quant au futur des appas, mais plus que le cloud dans un premier temps je vois bien le Html5 exploser:
      -gain de temps considérablement dans le développement (pas besoin de faire une appli par plateforme…), donc prix moindre!
      Alors que le Cloud, même si la tendance est à la hausse vue la fiabilité des connexions dans certains endroits en France c’est un peu tendu pour que ça se généralise…
      Enfin c’est mon avis!

  3. Haha, j’ai bien aimé la référence au pentium III des familles! Et c’est un excellent exemple de la grande force du cloud! Effectivement les apps ne vont pas phagocyter le net de sitôt !

  4. Merci de vos commentaires, ça fait plaisir !
    J’en profite pour poster un lien, j’ai croisé ça cette nuit sur le web, c’est tout frais et c’est un bon complément pour ceux qui speak l’english :
    « Apps are the future, they just need to act more like the web »
    http://thenextweb.com/mobile/2011/12/14/apps-are-the-future-they-just-need-to-act-more-like-the-web/?awesm=tnw.to_1CEkm&utm_campaign=social%20media&utm_medium=Spreadus&utm_source=Facebook&utm_content=Apps%20are%20the%20future,%20they%20just%20need%20to%20act%20more%20like%20the%20web

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