Accueil Guest Post Le commerce en ligne : une valse des milliards

Le commerce en ligne : une valse des milliards

51
2

Depuis l’arrivée du World Wide Web dans les foyers du monde entier, les habitudes de vie des citoyens d’un peu partout n’ont cessé d’évoluer au rythme du développement d’Internet. L’un des aspects de notre existence qu’Internet a le plus changés est sans doute notre manière de nous procurer biens et services : les citoyens branchés n’ont plus qu’à effectuer quelques clics de souris pour combler leurs besoins. Et ces clics représentent aujourd’hui des montants d’argent ahurissants qui ne cessent d’augmenter…

commerce-en-ligne

Des achats diversifiés

Partout sur la planète, de plus en plus de citoyens s’adonnent au commerce en ligne pour acheter à peu près tout ce qu’ils se procuraient autrefois dans les boutiques. T-shirts, musique, meubles, accessoires de décoration, gadgets en tous genres: la gamme de produits disponibles sur la toile est particulièrement impressionnante et aucun magasin à grande surface ne saurait l’égaler.

D’après un rapport produit en 2010, les produits que les internautes seraient le plus enclins à se procurer via le web sont, dans l’ordre : des livres, des vêtements, des billets d’avion, des appareils électroniques et des réservations d’hôtels. Ainsi, non seulement les gens achètent-ils en ligne des biens utiles dans la vie de tous les jours, mais leurs loisirs s’organisent également de plus en plus grâce à Internet.

Les Européens en tête

Le continent le plus actif dans le commerce électronique est sans contredit l’Europe : l’an dernier, les citoyens européens ont en effet acheté pour plus de 307 milliards de dollars de biens et services en ligne auprès de compagnies. Les Nord-Américains les suivent toutefois de près, ayant effectué pour 297 milliards de dollars de transactions en ligne au cours de la même année.

Or, il existe d’importantes disparités entre les habitudes de consommation en ligne des citoyens de divers pays européens. Si plus du deux tiers des Norvégiens, Danois, Néerlandais, Britanniques et Suédois ont réalisé des achats en ligne en 2010, seul le quart des Slovènes, Tchèques et Espagnols ont fait de même. Plus étonnant encore, à peine un Roumain sur 20 a eu recours au commerce en ligne cette année-là!

Les habitudes de consommation sur le web des Canadiens et des Américains sont quant à elles beaucoup moins différentes. Une proportion à peu près égale de citoyens des deux pays (autour de 50%) s’est procuré des biens ou des services sur Internet en 2010. De plus, les transactions pour l’année entière totalisaient 15,3 milliards de dollars au Canada et 167,3 milliards de dollars aux États-Unis, des résultats assez semblables si l’on considère le nombre d’habitants respectif des deux pays.

Une façon de magasiner de plus en plus prisée

La part du marché qu’occupe le commerce en ligne ne cesse de croître. En 2011, 4,6% des transactions commerciales ont été effectuées en ligne aux Etats-Unis, et ce pourcentage grimpe jusqu’à 8,6% si l’on exclut les biens et services qu’il demeure difficile ou peu commode de se procurer en ligne tels que les voitures, l’essence ou la nourriture.

La croissance de ce mode de consommation n’est cependant pas un phénomène purement étasunien. En effet, pour la première fois de l’histoire, le total des achats de biens et de services effectués à travers le monde sur Internet devrait dépasser 1 billion (1000 milliards) d’euros dès l’an prochain!

Le commerce en ligne ne se limite cependant pas aux pays occidentaux; il de plus en plus populaire et accessible dans les pays en voie de développement. En Chine seulement, les ventes de produits sur le web ont augmenté de 130% en 2011 par rapport à l’année précédente! Il semblerait que ce ne soit donc qu’une question de temps avant que le géant asiatique ne devienne le plus gros marché de commerce électronique au monde, l’engouement pour ce type de consommation ayant définitivement pénétré ses frontières.

À propos de l’auteur :

Alexandre Duval est rédacteur-blogueur pigiste, étudiant à la maîtrise en science politique et assistant de recherche à l’Université du Québec à Montréal. Détenant son baccalauréat de l’Université Laval, à Québec, il a également étudié aux États-Unis, en France, ainsi qu’à Toronto.

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici